Vue d’ensemble
Smart prise deux, la suite
San Francisco, Californie- La Smart malgré son statut de voiture de niche est une histoire à succès au Canada. Mercedes avait alloué une allocation de 3000 unités, soit mille par année, pour le Canada en 2004 au moment du lancement de la voiture. Trois ans plus tard, Mercedes Canada a vendu 10 442 unités à travers le pays et fait connaître le nom de Smart d’un océan à l’autre. Pour 2008, on renouvelle la voiture, mais en prenant garde de conserver le charme intact.
La même bouille sympathique
Visuellement, on notera peu de différence par rapports à l’ancienne version. Pourtant, la nouvelle Smart fait 19 cm de plus en longueur (qui profite surtout au coffre). Les feux arrière, les phares avant, les poignées de porte devenues horizontales constituent les autres changements sur le véhicule. Globalement, le coup d’œil est le même et les néophytes n’y verront que du feu. C’est sous le capot qu’il y a le plus gros changement. Mercedes a abandonner, pour le moment , la motorisation Diesel qui n’est plus conforme aux nouvelles réglementations d’mission des gaz pour l’Amérique du Nord, pour faire place à un tricylindre à essence. Le petit 1,0 litre développé par Mitsubishi passe de 40 à 70 chevaux. L’ancienne transmission séquentielle à six rapports a elle aussi fait ses adieux. La relève est une boîte 5, toujours séquentielle, mais étudiée par Getrag.
Tout comme pour l’ancienne boîte, elle peut être utilisée en mode manuelle, grâce aux pallettes de chaque côté du volant ou en mode entièrement automatique.
Sur la route
Au volant, l’agrément n’a plus rien à voir avec celui procuré par l’ancienne ! Le moteur, plus puissant, n’hésite pas à pousser vaillamment jusqu’à la vitesse maximale, relevée de 135 à 145 km/h. Nous avons suivi le traffic sans problème, à plus de 125 km/h sur les autoroutes Californienne. Les 70 chevaux se montrent largement suffisants pour insérer la Smart avec dynamisme dans la circulation. La boîte est sans aucun doute une réelle avancée. La gestion en automatique est plus performante, même si l’on note encore quelques hésitations. En mode manuel, on regrette la lenteur de passage des rapports, même si là encore, on note une évolution positive. Les à-coups brutaux, ou l’effet de balancier lors des passagers de vitesses si caractéristique de la première génération a diminué, mais pas complètement disparue, un point négatif. Dans l’ensemble l’impression de conduite est cependant plus positive. La voiture est mieux posée sur le sol, avec des liaisons revues, la Smart fait preuve d’un dynamisme certain et d’une incroyable agilité en ville. Motricité et adhérence sont eux aussi en très net progrès. Il faut toujours être prudent avec les vents latéraux qui «brassent» pas mal la carcasse. Plus précise et mieux calibrée, la direction se passe toujours d’assistance, qui n’est disponible qu’en option.
Un confort en hausse
Un mot en terminant sur le confort qui est souvent le principal point d’interrogation des automobilistes. Il est vrai que les sièges de la première génération étaient un peu «raide» et les dos fragiles ressentaient les bosses, plus fermement. La Smart ne peu pas encore se comparer à la gamme des véhicules Mercedes, mais encore ici il y a un net progrès. Elle filtre plus efficacement les irrégularités. Le confort de suspension reste donc toujours une faiblesse du modèle, mais pas de manière aussi caricaturale que l’ancienne ! En revanche, l’insonorisation a fait de sérieux progrès. La sonorité du trois cylindres n’a cependant rien de désagréable et elle donne même un petit cachet sportif à la conduite. La position des commandes est logique et l’ergonomie a également progressé face à l’ancienne. Quant à la finition, même s’il reste encore quelques imperfections, c’est le jour et la nuit par rapport à la première du nom. Un reproche agaçant cependant, le volant n’est toujours pas réglable (ni en hauteur, ni en profondeur) et la hauteur du siège non plus. La position de conduite s’en trouve affectée. Les sièges en revanche sont ergonomiques et confortables. Finalement le coffre passe de 220 à 340 litres et offre un espace cargo digne de ce nom.
Conclusion
Au final, la nouvelle Smart est en nette progression face à la 1re génération et son prix de base est encore plus accessible en débutant tout juste sous la barre des 15 000$ et un peu plus de 21 000$ pour un cabriolet bien équipé. Et pour ceux qui regardent pour un Diesel, Mercedes a laissé entendre qu’il y a un modèle en préparation.
Forces
Performances en hausse
Meilleure tenue de route
Assemblage et finition en progression
Faiblesses
La boîte automatique lente
La position de conduite avec peu d’ajustement
Volant fixe
Fiche Technique
Garantie générale : 4 ans/80 000 km
Garantie groupe motopropulseur : 5 ans/120 000 km
Garantie contre la perforation : 5 ans/120 000 km
Assistance routière : 4 ans/kilométrage illimitée
Moteur
L3 1,0l SACT ,70 ch à 5800 tr/min
couple: 68 lb-pi à 4800 tr/min
Transmission : séquentielle à 5 rapports
0-100 km/h : 13,3 s
Vitesse maximale: 145 km/h
Consommation (100 km) : 5,4 l
Emission de CO2 : 2160 kg/an
Sécurité active
freins ABS, assistance au freinage, distribution électronique de force de freinage, antipatinage, contrôle de stabilité électronique
Suspension avant/arrière
indépendante
Freins avant/arrière
disques/tambours
Direction
à crémaillère
Pneus
P155/60R15 (av.), P175/55R15 (arr.)
Dimensions
Empattement : 1867 mm
Longueur : 2695 mm
Largeur : 1559 mm.
Hauteur : 1542 mm
Poids: 750 kg, cabrio: 790 kg
Diamètre de braquage : 8,8 m
Coffre : 150 l
Réservoir de carburant : 33 l
Prix : Smart de base : 14 990$
Smart Passion : 18 250$
Smart Cabrio : 21 250$
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